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Eglise Saint-Merry
76 rue de la Verrerie
Paris 04

.Hôtel de Ville
.Rambuteau
.Châtelet-les-Halles

PAF :
.20€ / séance

.150€ / 10 séances

TOUS LES MARDIS
de 20h à 22h

Atelier d'improvisation, expérimentation et création musicale

tous les mardis de 20h à 22h


Vous avez toujours rêvé d'inventer votre musique, d'explorer le sonore sans restriction idiomatique, de rencontrer d'autres musiciens avec qui partager une aventure musicale ?
Vous souhaitez redécouvrir votre instrument à travers une nouvelle approche, pour en tirer des sons inouïs ?

 

Réjouissez-vous !! Les ateliers d'improvisation, expérimentation et création musicale des Rendez-vous contemporains vous accueillent tous les mardis de 20h à 22h !!

 

 

Improviser : les enjeux d’une création collective

Cet atelier est ouvert à tout musicien ou artiste sonore, professionnel ou amateur désireux d’aborder la création contemporaine et expérimentale par la pratique de l'improvisation.
Axé principalement sur la pratique collective, cet atelier est tout d'abord une invitation à venir jouer régulièrement avec d'autres musiciens et à s’interroger ensemble sur les enjeux de la création musicale et sonore contemporaine.

 

Les séances, tout en privilégiant la pratique, permettront d’aborder :
•le rapport à l'instrument ;
•l'instrument comme générateur de sons ;
•la relation entre le corps et l’écoute, entre le son et le geste ;
•les différentes écoutes et stratégies envisageables ;
•l’élaboration collective, les modes relationnels ;
•l’intention musicale individuelle et l’espace collectif ;
•le rapport avec les "idiomes" ;
•la construction de formes ;
•les relations entre improvisation et composition 



L'atelier est animé par Jean-Sébastien Mariage, Benjamin Duboc et Stéphane Rives

Improvisateur et compositeur de musique électroacoustique, multipliant les contextes de jeu (musique, danse, théâtre, image), avec un goût prononcé pour la littérature et particulièrement la poésie, Benjamin Duboc travaille autour des notions de présent, d'air, de limite, de fluidité et dilution, de complexité et simplicité, développant un jeu d'une remarquable intensité expressive, tellurique.
"La musique comme un partage de l'air. Jouer de la musique est jouer à écouter."
Il considère la forme, dans l'improvisation, comme une résultante des relations mises en jeu, une forme en perpétuelle naissance, par un travail autour de l'état de présence et d'Act-ualisation.
Mais aussi, forme, dans l'écriture, préalable à la relation.
Point d'esthétisme alors, de route tracée, à suivre, mais ouvert à l'étendu, avant tout.
Il débute le jazz en famille en autodidacte, avant de travailler auprès de Jean-François Jenny-Clarke et de Bernard Cazauran, et de penser l'instrument, tel notre propre voix, comme un prolongement du corps, simple résonateur, amplificateur de notre intériorité, intimité.
Une approche virtuose donc, au sens étymologique du terme, ainsi que son attention obsessionnelle à l'altérité autonome, son plaisir du jeu se trouvant dans ce positionnement, ont fait de lui l'une des forces vives de la scène expérimentale aujourd'hui ainsi qu'un partenaire de choix de nombreux musiciens en Europe et au-delà.

 

Né à Paris en 1973 et grandi en banlieue middle class, c’est sur les cordes à linge au fond du jardin que Jean-Sébastien Mariage s’initie à la guitare, bien avant la transmutation de son BEPC en Stratocaster noire, changée bien vite pour la Gibson Les Paul qu’il n’a plus lâchée depuis. A 17 ans et jusqu’à ses 23, il suit les ateliers d’improvisation de celui qu’il considère encore aujourd’hui comme son maître de musique, Patricio Villarroel. De son bref passage à la Sorbonne, cursus musicologie, il ne retiendra guère que d’avoir entendu, pendant les cours d’acoustique, des enregistrements de chants d’Indiens d’Amazonie ou de cloches vaticanes : c’est que parallèlement, l’aventure musicale vraie a commencé – première expérience professionnelle à 19 ans avec une compagnie de danse, puis rencontre à 20 de Frederick Galiay, bassiste avec lequel il fonde Chamæleo Vulgaris, et premiers concerts sous l’égide des Instants Chavirés. Il enchaîne les scènes, puis se dit que tout de même, il serait bon qu’il fasse le Concervatoire (sic), puisque c’est là que l’on apprend à faire des concerts : il y étudie la guitare classique durant six ans, jusqu’au concours national en 2000. S’ensuivent une bonne vingtaine d’enregistrements et des centaines de concerts, solo ou au sein de diverses formations, estampillées d’improvisation libre, free rock, voire free jazz ou noise, dont les toujours en activité Hubbub (depuis 1999, quintet avec F. Blondy au piano, E. Perraud à la batterie, B. Denzler et J.L. Guionnet aux saxophones), Baise en Ville (depuis 2002, avec la chanteuse N. Muslera), Wiwili (depuis 2003, avec X. Charles aux surfaces vibrantes, H. Gudin à la guitare et M. Deltruc à la batterie), X_Brane (depuis 2004, avec B. Gauguet aux saxophones et M. Pontevia à la batterie horizontale), Suce pas ton pouce, j’ai mieux (depuis 2006, avec D. Chiesa à la basse et Mickaël Radke à la batterie), et Oort (depuis 2008, à la guitare acoustique, avec D. Chiesa à la contrebasse) – sans oublier les collaborations avec la danse (Karol Armitage ou Yukiko Nakamura), le théâtre, la poésie et les arts plastiques. En bref, un parcours, c’est selon, de puriste ou de monomaniaque : il n’y a jamais eu, il n’y a, et il n’y aura jamais, sans doute, que la guitare, il ne sait faire que ça, mais sait tout en faire – surtout ce que lui seul en fait, bien entendu. A savoir : posément, avec autorité, faire émerger du chaos une matière, quelle qu’elle soit l’accepter, l’accueillir même, puis consciencieusement la travailler, la polir ou l’éfaufiler peu importe mais toujours au maximum, et puis d’un coup d’un seul lui faire rendre gorge. Quitter la terre. Déchirer le temps.

Stéphane Rives s'inscrit dans le courant d'une improvisation des matières et des textures plus que du jeu et des thèmes. Plus trivialement un putain de son qui tarabuste le tympan et affole les marteaux, ouverture de gouffres dans l'entendement. Doubles sons simultanés, high pitch dans le splendide isolement des cimes et souffle proche de l'asthme, proche du sinewave et du vent qui passe en force sous la porte. Il en résulte une étrange abstraction presque inquiétante, tant on n'entend plus un saxophone mais tout autre chose, sans pouvoir pour autant nommer cette autre chose.


N'aIlez pas croire qu'il y a là une prouesse, que finalement cela ne tiendrait qu'à de la technique, à un pouvoir de dissimulation, ce serait peu de chose au regard de la musique. Dans les granulations, on atteint une telle décomposition de ce qui constitue pour les académies la musique, qu'on est littéralement sonné, troué par cette vrille sonique, ponceuse à métaux appliquée à l'oreille humaine, sons tournants roboratifs arrachant des copeaux de nos fondements culturels, incertitude de ce qui se joue et comment. (Michel Henritzi - Revue & Corrigée)

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